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Du mardi au samedi 20h45
Samedi et dimanche 16h30 |
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Réservation
par tél. : 01 53 23 99 19 & Résathéâtre :
0892.707.705 (0,34 €/mn) (location
ouverte du lundi au samedi de 11à 19h
et le dimanche de 11h à 15h30
)
Tarifs :
PREMIERS AUX PREMIERES (-50%)
DU 22 AU 30 SEPTEMBRE INCLUS
Public :
1ère cat. : 34 €
2ème cat. : 29 €
Jeunes -26 ans : 10 € (Du mardi au jeudi selon disponibilités à partir d'1 heure avant le début de la représentation).
Groupes :
1ère cat. : 27 €
Réservation au 01 56 88 21 10 ou sophie@locasion.fr
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les informations prati-ques concernant
le Théâtre |
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| A PARTIR DU 22 SEPTEMBRE 2010 |
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| INTERVIEW |
d'après le film de Theo VAN GOGH
et le scénario original
de Theodor HOLMAN
adaptation théâtrale française de
Patrick DÉMERIN
et Hans Peter CLOOS
mise en
scène Hans Peter CLOOS
assisté de Clémence BENSA
avec
Sara FORESTIER
Patrick MILLE
décor Jean HAAS
lumières Nathalie
PERRIER
costumes Marie PAWLOTSKY
vidéo
Camille PAWLOTSKY
musique Animal CHIC
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La pièce :
Un grand reporter et journaliste politique doit
interviewer la jeune vedette d'un feuilleton télévision à succès. Il s'attèle,
sans entrain, à ce qui est pour lui une lourde corvée, bien éloignée de ses
activités habituelles. L'actrice, radieuse, est une véritable starlette people.
L'entretien pourrait très vite tourner court. Mais la rencontre entre ces
deux personnages devient vite une bataille sans merci. Chacun a recours à tous
les moyens. On ne distingue bientôt plus la vérité du mensonge, ni le sentiment
du faux-semblant. En arrière-plan, le drame personnel de chacun prend place :
impuissance, jalousie, soif de succès, souvenirs mal assumés...
Interview est, à l'origine, un film du cinéaste hollandais Theo van
Gogh.
C'est un huis-clos, intimiste, totalement centré sur ces deux
protagoniostes.
A travers l'analyse subtile des réactions psychologiques de
chacun, se livre une description précise de ce monde entièrement théâtralisé que
créent quotidiennement les media.
Note d'intention :
Lui est
dur, il est du côté du réel. Grand reporter, familier des conflits, il semble
porter sur lui toute la douleur du monde. Il est âpre, pâle et a les traits
marqués. C'est un baroudeur, un journaliste cynique, qui, hors de son milieu,
manque d'assurance. Même son nom, Pierre Peters, est à lui seul tout un
programme : un mélange de sensibilité, de cosmopolitisme, de rudesse et de
"rentre-dedans". Les choses se compliquent quand ce genre de personnage prétend
avoir la vérité infuse.
Elle, sous son vernis de glamour et de mélodrame,
est pure fiction. La jeune star du cinéma et de la télévision, prénomée Katya, a
fait ses débuts de starlette dans des films d'horreur, et tient à présent l'un
des rôles principaux d'une série télévisée de charme à la "Sex and the City".
Elle semble ne rien avoir de vrai : ni les seins qu'elle s'est fait agrandir ou
réduire selon son humeur, ni même les larmes qu'elle est capable de faire
jaillir à volonté. Il va de soi que même son nom est un pseudo. "Katya", qui
suggère à la fois simplicité, exotisme et mystère, pourrait aussi être le nom
d'une égérie de Warhol.
Mais lequel de ces deux personnages est sérieux ? A
qui se fier quand on assiste à leur confrontation ? A l'homme qui n'ignore rien
des réalités les plus dures et qui en connaît tous les tenants et aboutissants ?
Ou à cette jeune femme énervante, graine de star d'une culture pop, limite trash
?
La lutte des sexes, et aussi la lutte des classes et des cultures,
commence dès que le reporter et l'idole se retrouvent face à face. Pour lui,
l'actrice est une nullité intellectuelle. Pour elle, l'intervieweur n'est qu'un
raté prétentieux. Chacun sous-estime l'autre, chacun reste fidèle aux préjugés
de sa génération et de son milieu professionnel. L'interview dégénère vite en
véritable affrontement. L'appartement de l'actrice devient alors une sorte de
théâtre d'expérimentation des émotivités de chacun, et même, une zone de combat
où le misogyne latent qu'est Pierre Peters, explore le terrain féminin, à la
façon d'un correspondant de guerre. On croit assister à la visite d'un reporter
de Satan auprès d'une reine des mensonges.
Interview reste la quête
éperdue et ratée des dernières bribes de vérité qui existent chez les êtres. On
relance le questionnement typique de la fin des années soixante sur la nature
des media, sans toutefois aller jusqu'à la radicalité qui était celle de
l'avant-garde de l'époque. Interview est ainsi un thriller sur la zone
grise entre mensonge et vérité. Parvenu à la fin de son jeu de stratégie,
l'homme, sûr "d'être dans le vrai", semble incapable de voir la réalité.
Je
voudrais finir par un message : ne jamais sous-estimer ce qui est populaire,
même s'il s'agit de "people" ; ni la beauté, fut-elle la plus superficielle.
Hans Peter Cloos |
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